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pioupiou
 
Ses partiels tout juste passés et sa 3ème année se terminant obligatoirement par un stage en entreprise à l'étranger, notre aîné est parti pour 5 mois travailler. c'est donc mardi dernier, avec un peu d'avance à cause d'une A86 très souvent embouteillée, que nous avons rejoint l'aéroport CDG pour y déposer un Clément pas trop réveillé. à l'exception d'une valise un peu trop chargée (parce que Clément déteste repasser) tout s'est relativement bien passé. il n'y a pas eu d'étreintes enflammées. juste un baiser sur chacune de ses joues pas rasées. j'avais la gorge nouée alors j'ai évité de trop le regarder et c'est lorsque l'enregistrement a été terminé et que son billet a été validé, que Clément a enfin eu le dos tourné, que des larmes ont commencé à couler. cette journée, avec M. La Globule, on l'avait posée parce qu'on ne savait pas trop si on serait ensuite d'humeur à aller travailler. alors on est allé traîner histoire de se changer les idées. on a mis les pieds dans des magasins dans lesquels on était pas entré depuis des années. on a aussi pris une longue pause déjeuner où des larmes mêlées à des sourires esquivés se sont encore échappées et puis c'est à deux que nous sommes finalement rentrés. mercredi à tout juste deux heures sonnées, un SMS m'a réveillée pour nous confirmer que le voyage s'était bien passé. c'est donc le coeur léger que nous avons continué à roupiller. depuis ce départ à l'étranger, la vie plutôt douce ici continue à s'égrainer rythmée en ce week-end prolongé par les balades de miss Cloé qu'il faut déposer et récupérer (ce soir par exemple c'est ciné) et les discussions par ordinateur interposé avec Clément qui a plein de choses à nous raconter et des photos à nous montrer. aujourd'hui, une fois le déjeuner et les petits gâteaux trop chocolatés achetés chez le pâtissier avalés, M. La Globule s'est chaudement emmitouflé pour nettoyer les carrés potagers. 5 petits degrés affichés à cause d'un petit vent bien frisquet ne l'ont pas découragé à retourner la terre et à la tamiser.  les parcelles ont été à nouveau délimitées en 9 carrés et le tout a été recouvert de filets pour empêcher notre cher sushi d'aller s'y soulager ! une fois la cuisine et le rez de chaussée nettoyés, c'est tout aussi emmitouflée que j'ai rejoint ma moitié sans trop savoir par où vraiment commencer. j'ai profité d'un stock de bois bientôt épuisé pour balayer le bûcher et par la suite c'est à l'hortensia grimpant que je me suis attaquée. beaucoup de bois mort à ratiboiser, de fleurs fanées à couper alors que de gros bourgeons se sont déjà formés. à 18 heures bien passées quand je suis rentrée j'avais les cuisses un peu gelées. des courbatures ont aussi pointé le bout de leur nez alors je suis heureuse demain matin de ne pas avoir à aller travailler. demain c'est surtout vers Clément que nos pensées seront tournées. c'est le premier jour où il devra lui se lever pour aller pointer !